Objectif : Irlande – jour 7

Objectif : Irlande – jour 7

Lundi 27 mai

La journée commence tôt, j’ai réservé mon entrée à la Old Library du Trinity College de Dublin. Une façon de se garantir qu’il n’y aura pas d’attente pour entrer, qu’il n’y aura pas trop de monde puisqu’il est tôt dans la journée et de s’assurer aussi de payer un peu moins cher un ticket d’entrée relativement élevé de quatorze euros.

Dans Dublin, tous les musées ne sont pas payants mais une bonne majorité quand même et les plus importants, pour un prix avoisinant les quatorze euros. Même pour entrer dans la Cathédrale St Patrick, il faut se défaire de six euros cinquante. Si vous prévoyez un voyage et des visites, commencez à mettre de côté, la vie en Irlande d’une manière générale est un peu plus chère qu’en France.

 

La vieille bibliothèque du Trinity Collège, ça fait un moment que j’espère y aller, j’attends ce moment avec impatience ! Le ticket dit neuf heures trente. C’est l’heure à laquelle je me présente à l’entrée.

Au rez de chaussée, pas mal de monde s’amasse autour de l’exposition permanente à propos du livre de Kells et autour du livre de Kells lui-même. Pour ma part je n’y consacre que très peu de temps. Je monte rapidement les marches qui mènent jusqu’à la librairie elle-même, au premier étage.

 

Ce qui me marque au moment où je pénètre dans cette immense pièce, c’est une odeur soutenue que j’ai du mal à définir. Peut être une odeur de cuire ? Ou de cire ? Bref !

Elle est comme je l’avais vue sur les photos, comme je l’avais imaginée. Si l’extérieur, la cour, les pelouses et les bâtiments ne dénotent pas avec notre époque, à l’intérieur, on fait un véritable bon dans le passé !

J’essaie quelques photos dont je sais déjà qu’elles ne rendront pas fidèlement l’endroit (trop de monde, focale trop longue…) puis je m’assois sur un banc, au milieu de la grande salle, juste sous la voûte du plafond. Je regarde autour de moi, je respire et j’écoute. J’imagine tous ceux qui sont passés dans cette immense salle depuis des siècles, les illustres et les autres, cherchant un livre, étudiant. Y a-t-il des décisions prises ici pour les uns ou pour les autres ? Se sont-ils fait des promesses ?

Mon esprit s’égare pendant une bonne heure, assis là, au milieu des touristes. Je n’ai d’ailleurs pas bien compris pourquoi cette guide japonaise est venue se planter juste devant moi, à quelques centimètres, pour brailler dans son micro-cravate les explications à destination des accompagnants équipés d’une oreillette et répartis un peu partout dans la salle.

 

Je finis néanmoins par quitter le banc, la salle et le Trinity Collège. Une autre journée d’errance dans Dublin est au programme !